Face à l’explosion des prix du gaz et de l’électricité sur le marché européen, les fournisseurs alternatifs renoncent à vendre à prix réduit, argument jusqu’alors utilisé par l’Union européenne pour justifier sa politique de libéralisation de l’énergie.

Ainsi, l’espagnol Iberdrola, premier concurrent d’EDF en France et, rappelons-le, concessionnaire du parc éolien offshore de la baie de Saint Brieuc, engage ses clients français à changer de fournisseur à l’expiration de leur contrat, sous peine de voir leur facture d’électricité doubler ou tripler.

De graves pénuries menacent ainsi les ménages français cet hiver prochain alors même que les fournisseurs alternatifs ont grassement profité de l’ouverture du marché français de l’énergie à la concurrence et de l’obligation imposée à EDF de revendre à ses concurrents son énergie nucléaire à prix réduit.

Voilà la conséquence du processus bruxellois de libéralisation et de privatisation des grands réseaux publics de distribution d’énergie, qui étaient les seuls capables d’assurer la protection des citoyens face aux trop grandes fluctuations des prix. L’énergie, service vital s’il en est, notamment pour les plus précaires et en temps de crise, ne peut pas et ne doit pas être un marché comme un autre.

Le gouvernement français, qui, sous ordre de l’Union européenne, a laissé démanteler EDF au bénéfice de multinationales étrangères, doit cesser son suivisme aveugle et défendre le principe d’accès des ménages à l’énergie comme un service public et non marchand, avec une logique de long terme.

Catégories : Communiqués

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